Ménopause n’est pas une touche de magnétoscope


Replay, de Ken Grinwood, non plus.

C’est plutôt un roman publié en 1987, qui connu, selon Wikipedia, un immense succès au Japon. Comme Mireille Mathieu et Alain Delon me direz vous. Et bien ne dites rien.

Il y a les histoires qui finissent bien, et les romans qui commencent bien:
« Jeff Winston était en train de téléphoner à sa femme quand il mourut. »
Replay, c’est donc l’histoire d‘un type, il voyage dans le temps, et au début il meurt.

Shoot again: Replay, c’est l’histoire de Jeff, qui se réveille 25 ans avant sa mort, avec toutes ses dents et le même nombre de boutons d'acné (32). Il a le bulbe qui colle au crâne comme un lendemain de cuite au Macfly, mais surtout un immense pouvoir à responsabilité limitée: il sait ce qui ne marche pas avec les filles, genre ton père est un voleur, il a volé les étoiles pour les mettre dans tes yeux, ou le plus poétique Mademoiselle, c’est 06 combien?...
Si ça ne fait pas rêver tous les jeunes qui voulaient ouvrir un Castorama avec leur collection de râteaux...

L’occasion fait le lardon, et Nietzsche n’a-t-il pas clamé, dans l'Éternel Retour: “Si tu ne chopes pas une femme des années quatre-vingt dans les années quatre-vingt, tu ne choperas jamais une femme des années quatre-vingt”?

Donc Jeff, il ne va pas faire son Van Damme dans Time Cop et sauver la veuve, l’orphelin et le continuum espace-temps. Il va réussir sa vie! (il va s’en mettre plein les poches en commercialisant la banane et le baggy). Ne vous inquiétez pas les filles, l’amour triomphe quand même à la fin, comme dans les téléfilms M6 tirés d’une histoire vraie.

Ça ne fait pas peut être pas rêver comme ça, mais c’est parce que j’ose en dire moins que la quatrième de couverture, moi!

Donc, l'honnête lecteur qui a lu Replay est content:
  • Pour une fois, on ne vient pas lui casser les gonades avec ses petits problèmes de paradoxe temporel qui de toute façon ne marchent pas.
  • La vérité est vachement moins loin qu’ailleurs.
  • Ça tombe bien, les pages se tournent vite, egonomiquement, et il n’y en a que 250, ce qui inaugure le label qualité Easy Rider.
  • D'aucuns diraient que la fin, le style et le milieu ne cassent pas les trois pattes arrières d’un canard, mais un canard à trois pattes qui fait des claquettes, j’aime.
  • On peut dire que c’est mieux que Mireille Mathieu, tout en faisant une rime.
  • Enfin un roman qui répond à la question: le voyage dans le temps est-il une solution au problème de la belle-mère. Conclusion: non. Et la vie c’est bien!
  • Le lecteur a gagné en sagesse quand il comprend enfin que la fin est la meilleure possible.
  • J’ai bien aimé, je lui mets donc un Bruce Lit, un Easy Rider, une Idée pas plouf, un Dis camion, et un c'est pas la taille qui compte. Plus un demi bijoux de famille en bonus. Ça vous fera de belles jambes pour l'été. 

Replay, de Ken Grimwood, chez Amazon.

2 commentaires:

  1. Gustave Poivrier5 février 2013 à 23:47

    Les bullet points, c'est de la balle!

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  2. Pour les décomplexés du ciboulot qui préfèrent les films de voyage dans le temps aux films sur les gladiateurs, il faut regarder Timecrimes de Nacho Vigalondo, et Primer de Shane Carruth.

    Pour Primer, vous pourrez avoir besoin de ça:
    http://en.wikipedia.org/wiki/File:Time_Travel_Method-2.svg

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