C’est qui le plus fort: le koala tueur ou le pingouin? L’histoire de l'écrivain qui n’avait pas inventé le string à couper le beurre.

C’est l’histoire d’un type qui a un liquide succès dans les bars australiens grâce à ses grasses histoires sur les animaux du Bush. Un autre pilier de bar a du lui dire, toi qui est écrivain, tu devrais en faire un livre, genre des nouvelles. Kenneth Cook, c’est son petit nom, a du croasser quelque chose comme: “Pas con copain! J’ai même un titre qui pète la durite de la 4L à Jacky: le Koala tueur!”
Hélas, la cuite n’a pas été assez sévère pour lui faire oublier l'idée.

Pire, deux aspirines plus tard, il croit avoir inventé la machine à blagues qui tue les mouches,
le string à couper le beurre, la formule magique du pouvoir du zygomatique ancestral, le Moonwalk belge, Ze killing joke, le saint Grhââl lovely, le rigolez ou remboursé.
Comme le disent toujours ma femme et celle de Columbo: "chéri, un bon chilli vaut mieux que deux cuites."


Résumé de toutes les nouvelles, hélas fidèle au texte:



Dieu faisant bien les choses, les zanimos, il y en a un paquet. Alors vous remplacez le labo par un bar paume dans le bush, mademoiselle Hortense par notre antihéros benêt et bedonnant, professeur Thibault par le pote de bar aux plans plus foireux que votre dernier nouvel an, et il n’y a plus qu’à changer la mouche à chaque changement de nouvelle. Au programme: des crocodiles post-coïtaux, des koalas tueurs, des pachydermes constipés au lavement explosif, des chameaux attrape-touristes, des chats bouffeurs de croupes de chameaux, des cochons kamikazes, des serpents cryogénisés...

“Avez-vous déjà essayé de courir avec des griffes de koala enfoncées dans le torse et les cuisses, et ses dents plantées dans l’entrejambe ? Impossible.”

A faire mariner dans un peu de contexte culturel:
“Alors comme ça, tu refuses toujours de boire un coup avec moi, espèce de salopard ! Ce n’était pas la première fois que ça m’arrivait, loin de là, mais je n’avais pas retenu ma leçon. Dans toute l’Australie à l’ouest de Bogan, on peut truander un homme, s’enfuir avec sa femme, spolier sa fille, débaucher ses fils, voire lui voler son chien, il lui sera toujours possible de vous pardonner, mais refuser de boire avec lui vous recale dans la sous-classe des dingos, des parias à jamais, des irrécupérables ; vous ne valez même pas la balle qu’il aurait pourtant plaisir à vous loger dans la peau.”
“Nous devînmes sans tarder bons potes de comptoir, comme ça se fait à Coober Pedy, en suivant les conventions de l’art de la conversation à l’occidentale. -    Salut. -    Salut. -    Fait chaud. -    Ça, fait chaud... -    On crève de chaud. -    Putain de chaleur. -    Ouais. -    Ouais.”

Critique:
L’animal scribouilleur parlant english, ni one, ni two, je sors mon gros attirail shakespearien, mon appareil critique anglo-saxon:
Phoque Bibi! You have a format problem: size does matter!
C’est un peu court jeune homme, et pourtant trop long. L'auteur réunit des bonnes blagues de copains, mais il n'y a pas de quoi faire des nouvelles de plus d'une demi page.
Kenneth était trop souvent au bar pour écouter sa femme qui lui rabâcher que les plus courtes sont les meilleures.

L’humour animalier doit être une fulgurance, comme le dirait sûrement Bergson, un combat de tous les instants: il ne faut pas noyer la morue, ni faire brûler une bonne tranche.
Imaginez un instant un carambar d’un kilo: la blague a beau être drôle, ça reste indigeste.
Ou votre cousin machin qui met une heure à se perdre dans sa blague périmée.
Les blagueurs se divisent en deux catégories: les petits comiques, et ceux qui s’enfoncent avec un tractopelle. Lui, il tractopelle.

Regarde bien Bibi, j’en fait pas tout un bouquin, ni un phoque: 13 secondes chrono, prends-en de la petite graine !





Mais la plus grosse blague du bouquin reste la postface de Mireille:
“Au-delà de la véracité putative de ces récits - dont la trilogie représente la dernière œuvre de Cook -, et de leur indéniable valeur littéraire (chutes à la Maupassant, style dépouillé et percutant, drôlerie d’une plume tendre ou caustique), ils nous éclairent sur la personnalité de cet écrivain prolifique et surdoué. Nous découvrons un homme candide, sympathique, bon vivant, au raisonnement sain et absurde (on pense à Yossarian dans L'Attrape-nigaud de Joseph Heller), dont la curiosité et la générosité finissent toujours par l’emporter sur la lâcheté, mais le mettent systématiquement dans le pétrin.”

Bravo Mireille, encore plus malhonnête qu’un quatrième de couverture. Pire que nos profs de français qui voyaient du chiasme sexuel partout.
La question du jour: Les rédacteurs de  quatrième de couverture sont-ils victimes du syndrome de Stockholm?

Retenez bien la leçon, lorsque on vous annonce un bouquin “dans la lignée de”, “digne de”, “souvent comparé à” avec plein de noms de grands auteurs, on est très souvent dans le syndrome Alain Deloin. Fuyez!

Conclusion en trois parties:
-Kenneth est au programme du bac australien
-Lisez plutôt Cinq matins de trop du même auteur
-On inaugure le label Un pingouin sinon rien, pour les bouquins hilarants. Mais le Koala tueur ne remporte que un Vas y mon toc toc et les chips. Il échappe de peu à un alfumiste. (barème ici)

Le Koala tueur de Kenneth Cook chez Amazon
Cinq matins de trop de Kenneth Cook chez Amazon

On a tous quelque chose de Marketing: Dessine-moi un slogan!


500 fans sur Facebook, merci Maman, merci public adoré!

Ca se fête graphiquement, avec cette nouvelle photo du Charlatan tout épilé.
Et oui, la gonflette du ciboulot, ça rend beau.

C’est bien superbe, mais comme le dit ce cher Coelho, “la nuit, tous les strings ne sont pas roses”.  Il a encore raison: mon régime alimentaire à base de cornichons et vieille prune me rend insatiable.
Il m’en faut plus.

Alors, pif paf badaboum, brainstorming général, french crowdsourcing sans la langue, bref GROS CONCOURS DE SLOGAN!

Ma devise et slogan actuel: Nous ne sommes pas tous des jeunes filles en fleur!
We are not all young girls in flower! pour les connoisseurs.

Osez le côté obscur de votre ciboulot, osez faire pire que ces modestes propositions:

Le Charlatan, la petite connerie qui vous perdra.
Le Charlatan, le mauvais goût moins cher qu'ailleurs.
Le Charlatan, c’est plus fort que toi.
Le Charlatan, le jeux de mots plus pourri qu'ailleurs.
Nobody puts Charlatan in a corner.
Le Charlatan, il y a quelque chose de pourri au royaume du blog litteraire.
Kiss my Charlatan!
Le Charlatant, c’est pas pour les enfants.

Qui dit concours dit gros lot lot. Un bouquin de la liste bijoux de famille pour un habitant de la France métrosexuelle ou métropolitaine ou d’Angleterre dont la proposition me chamboulera le plus la moumoute.

Vos participations ici-même en commentaires (prenez un pseudo) ou sur Facebook ici.

Au fait, pourquoi il veut plus de fans?
-Pour continuer à chanter “fans, je vous aime” sous ma douche
-J’ai toujours rêver d’écrire le règlement d’un concours sans condition d’achat
-Pour que les jeux de mots gratuits que je n’ose pas poster ici ne tombent pas dans le ruisseau.

Ramenez vos poires, vos slogans et vos mamans: c’est parti!



MISE A JOUR:
24h de participations au concours de slogans du Charlatan.
Votez ici: http://fr.surveymonkey.com/s/SJHP88N
Ou là là: https://www.facebook.com/LeCharlatan/app_127709503932081

Charlatan, des livres nous du mâle
Tu n‘as pas besoin de gros nibards, tu as besoin d’un bon polar.
Le seul site que Moïse consulte sur sa tablette
Arghhh... Monde littéraire de merde!
God save the Charlatan!
Le Charlatan, le mauvais goût moins cher qu'ailleurs
Il y a quelque chose de pourri au royaume du blog litteraire
Ben Hur, arrête ton charlatan 
Le Charlatan, ardant défenseur du mariage aux mots sexuels
Le Charlatan, mieux que le French Cancan
Le marabout de la critique littéraire
Des livres, du thé, des ratures
Hum, you touched my Charlatan...
Nous sommes tant, nous sommes le Charlatan.
Le Charlatan, la petite connerie qui vous perdra.
Le Charlatan, le mauvais goût moins cher qu'ailleurs.
Je fais ce que je veux, avec mes bijoux de famille
Kiss my Charlatan!
Le Charlatan, c’est pas pour les enfants.
Le Charlatan Littéraire ou l’art d’imposer le savoir-lire à ses amis
Le Charlatan est chaud comme une tisane
Ben Hur, arrête ton charlatan 
Le Charlatan est le fouet qui claque dans une bibliotheque en furie
Le Charlatan Littéraire. C'est qui Téraire?
Mes jeux de mots, je les mets où je veux, et c’est souvent dans la gueule.
Nobody puts Charlatan in a corner.
Charlatan, par amour du mauvais goût
Le Charlatan littéraire, l’inventeur du string a couper le beurre.
Charlatan, le mauvais réflexe
Le Charlatan est le fouet qui claque dans une bibliotheque en furie
Le bon goût, c’est moi!
Le charlatan, il fait des flans
Avec le Charlatan: lisez, éliminez!Un lecteur moins chiant que les autres
Ze Charlatan reads boucs.
Nous n’avons pas tous les les mêmes humours.
Le Charlatan est chaud comme une tisane
Le Charlatan et c'est deja pas mal
Le Charlatan, c’est plus fort que toi.
Le charlatan nous dévoile ses bijoux sur le web
Parce que j'ai l'air d'un idiot... Mais pas plus que d'habitude....
Charlatan tas à la pudeur
Un Jeu de mot c'est bien... Un Jeu de mot nul c'est mieux!
Charlatan, mon partenaire farceur
Le charlatan, venez vous faire arnaquer !
Lapidons Elizabeth II avec des livres, Charles attend
Tu la sens ma grosse intelligence ?
Le saviez-vous? En portugais, Paulo Coelho ça veut dire poil de cul...
Charlatan va la cruche à l'eau qu'à la fin on se les brise
N'est pas Charlatan qui veut.
Le charlatan, mauvais gout garanti!
Le Charlatan.com: c'est pas parce qu'on est différent qu'on est plus intelligent. 
Tandis que le char l'attend, Litté erre
Charlatan, mon littéraire farceur
Le charlatan littéraire, les mots sont un reméde
Le petit Prince, il ne parle pas à toi... le Charlatan, si!
Le Charlatan est à la littérature ce que le poppers est à la sexualité: un bon moyen de s'élargir l'esprit.
Le Charles a temps perdu.
Mais où est Godot ? Charles l'attend !
Rien ne sert de vouloir Charles il perd Satan !
Charlatan, Actif à l'intérieur et ça se voit pas à l'extérieur
Pas que pour les mamies !
Le Charlatan, et les bouquins prennent du sens interdit!
Nous, c'est le dégoût
Le Charlatan, c'est mon dada!
Le charlatan tu le payes en Livres
Un livre, 2 bons mots, 3 raisons de consulter le Charlatan
De vrais bons bouquins, sans colorants ni conservateurs!
Allô? Non mais allô quoi?! T'es une fille, et tu te mets pas sur le Charlatan au moins une fois par jour?! Non mais Allô quoi?!
Le Yourporn de la lecture
Le meilleur du charre latent.
Charlatan, ma préférence à moi
Charlatan, testez la différence.
Charlatan à qui tout vient à point
Le charlatan, on a tous à y gagner !
Le charlatan, parce que je le vaux bien
Grâce au Charlatan Littéraire, passez de l’imposture linguistique à la rhétorique, sans en avoir l’air
Un charlatan peut en cacher un autre

L'animal à poil laineux qui aime les livres qui se débitent en tranches

Y'a du gros niveau!
Le concours continue en commentaires, ou sur Facebook ici.

Un bijoux de famille du Charlatan Littéraire à gagner!
Le concours continue, un vote sera organisé la semaine prochaine.

Vous êtes bons les cocos.




Il faut que finesse se passe


Le monde civilisé, 2013:  les femmes cherchent des hommes forts mais sensibles, avec une âme d’enfant et un kiki de dinosaure. Un jean et des baskets ne suffisent plus à être cool et les jeunes mâles se lèvent plus tôt pour se coiffer. Les chauves aussi.

Bref, il faut encore sauver le monde, le slip et l’orphelin. Mais vu la gueule de 2013, un Terminator venu du futur sauvera tripette. Alors le Charlatan a mis son beau bonnet rouge pour plonger dans les années quatre-vingt et vous dégotter le récit autobiographique d’un aventurier français avec des kiwis dans le slip: Oro de Cizia Zykë.

Quels sont les indéniables avantages d’un récit autobiographique d’un aventurier français avec des kiwis dans le slip?
- L’auteur n’est pas écrivain, évitant le syndrome Décathlon A fond la forme
- C’est tiré d’une histoire vraie ET pas chiante
- Il a un CV à faire pleurer un powerpoint: joueur de foot, légionnaire, pilleur de tombe et trafiquant d’art précolombien en Argentine, patron de boite de nuit à Buenos Aires, chercheur d’or au Costa Rica, gérant de tripot au Canada...
- Enfin une bonne photo d’auteur! Poil au proust-proust: quand Zykë fait l’amour à la caméra, ce n’est pas pour les enfants.
- Et finalement, ça introduit très bien mon résumé:

Resumé:
C’est deux oeufs dans un frigo au Costa Rica. Le premier dit a l’autre:
Woaah, t’es vachement poilu toi.
L’autre répond:
Ta gueule connard je suis un kiwi!
Fin du résumé

Après l’Australie, voici donc un autre excellent guide de voyage. Pas du genre à conseiller sur le choix de la meilleure banane pour travellers chèques ou obtenir une bonne place sur un vol Ryan air. Vous voulez de l’aventure oui ou saperlipopette?

Le héros, Juan Carlos, est un authentique macho des années 80 qui ne connaît pas le point d’interrogation. Il a pour seuls bagages ses bottes, une chemise, un jean et une bible pour rouler des joints. Et même sans coûteux implants bioniques, il est super fort: il ne se fait pas piquer par les serpents parce qu’il ne craint personne ni Harley Davidson.

La vie sans point d’interrogation est différente. Quand Juan Carlos se lève le matin, ce n’est pas pour liker du chat sur Facebook. Ce matin là, il se lève pour l’or du Costa Rica, parce que la femme qu’il aime est bien gentille, mais le bouquin s’appelle Monsieur kiwi, pas Monsieur et Madame kiwi.

Au programme de ce sympathique petit guide “Tout pour réussir sa petite entreprise de mine d’or que même  le sympathique colonel Kurtz jalousera” : comment survivre à la malaria du matin, s’installer chez l’habitant, réunir son capital de départ en pariant sur la victoire belge au foot, gérer les conflits de voisinage avec un 357 chromé, chopper la seule autochtone de moins de 100 kilos à tous les coups, transformer ses employés alcooliques et feignants en efficaces collaborateurs, réussir le team-building au bistrot, gérer la négociation avec les ripoux locaux, monter un bordel dans la jungle sans comité d’entreprise, savoir mettre une main de fer dans la gueule plutôt que dans un gant de velours, trouver la bonne mine d’or au bon moment.

Et tout ça avec style s’il vous plaît, sans double chiasme:
“Les heures passent. Bordel, j’en ai marre, je gueule contre tout ce putain de vert qui ne sert à rien, cette saloperie de pluie et cette boue de merde. Je n’ai jamais aimé la jungle et là, je la déteste. Qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi n’ai-je pas eu une vocation de garde-barrière ou de fonctionnaire ?”

Bernard Pivot ne tarit pas d'éloges sur l’auteur: “Égoïste, jouisseur, brutal, cynique, impitoyable, misogyne : mais vous êtes terrible!”

Oro, c’est culte. Il faut le lire parce que vous n’avez jamais lu ça ailleurs.
La littérature française a besoin d’un héros, c’est Juan Carlos.
Les journalistes de mode peuvent bien chipoter sur la chipolata et la romancisation (ça ne se dit pas) de cette autobiographie, I want to believe en Juan Carlos, dernier aventurier incorrect, en sa liberté de salopard dans un monde qui n’existe peut-être plus, même si je lui ne présenterais pas ma petite soeur.

Un bouquin que j’offre souvent aux potes, qui a besoin de l’avis d’une lectrice, et qui remporte pêle-mêle: un bijoux de famille, un Page Turner, un Easy Rider, un c'est pas la taille qui compte, un bal des débutants, et un Sous les Sunlights des tropiques.

Cizia Zykë chez Amazon

En bonus, l’interview avec Bernard Pivot:




Barbie contre le Kinder géant


Comme l’annonce mon titre aussi clairement que fièrement, je vous parle aujourd’hui de Dôme de Stephen King.

Évoquant cet auteur, je vois déjà myriade de petites âmes sensiblement manchotes lever la quenotte pour avoir la permission de chanter en coeur et en canon: "Stephen King, c’est trop affreux".
Et bien tant que vous ne chantez pas, vous avez raison, une fois, Dôme c’est trop affreux, c’est plein de gentils animaux morts même pas empaillés.


Resumé: Tout commence par la mort injustifiée d’une marmotte qui vaquait à ses occupations, quand soudain, le dôme lui tombe dessus. Le dôme, c’est une sorte d’oeuf Kinder géant, invisible, infranchissable, indestructible, coupant du monde une petite ville américaine ou les gens portent des chemises à carreaux. Franchement, l’auteur bougeait la marmotte de 10 cm, elle survivait. C’est trop affreux.

L’enterrement bâclé de la dite marmotte dégénère plus que celui de la barone Thatcher dans le monde animalier, faisant des milliers de victimes parmi les animaux, tout nombre de papattes confondu (mais pas de kinder pingouins parce qu’il n’y en pas). L’armée, impuissante, tente bien une petite bombe nucléaire, mais après le dôme il est tout sale.

Pendant ce temps la, il se passe quoi à votre avis dans un Kinder géant ou sont enfermés les pleupleus moutonneux, le super gentil colonel Barbie ( véridique) et le méchant très méchant qui se dit que monter un état policier maison, c’est vachement plus rigolo qu’un colin-maillard?
“Toi et moi, dans la même boite de chocolat, c’est le bordel!” chantait Léopold Nord & Vous. Le groupe avait beau être belge, il avait plus raison que les frères Bogdanoff.

1500 pages plus tard, on a enfin l’explication sur l’origine du dôme. Hélas c’est bel et bien l’une des deux possibilités toute nazes que le lecteur envisageait au début ( les paris sont tout verts: militaires ou extra-terrestres?), et elle ne rend pas le schmilblick des 1450 pages précédentes plus intéressant.

Morale: Quelle est la dernière chose qui passe par la tête d’une mouche quand elle s'écrase contre un dôme? Son cul.


Ne nous méprenons pas, j’aime beaucoup Stephen King, tant et si bien que je le surnomme mélodieusement Bibi King. Il essaye même de me faire sourire Bibi: " - Barbie ? demanda-t-elle à voix basse. Comment va Ken ? - Il est parti à San Francisco pour participer à la parade de la Gay Pride. Je me suis toujours douté que ce garçon n’était pas hétéro."
J’aime aussi beaucoup la SF de laboratoire: et si on change ça, il se passe quoi? Mais là, Bibi nous pond un pavé aussi gros que le King, et aussi digeste que les repas de ce dernier en fin de carrière.

La première partie de la première partie passe encore: la stupeur des indigènes qui réalisent qu’ils sont dans la bouse de phoque est mieux foutue que ma voisine. Mais pour le reste, on aurait préféré un téléfilm M6 de deux heures. Rien n'étonne et panettone, le malin lecteur lit juste pour connaître le fin mot de l’histoire, mot fin comme une andouillette. Sauf que 1500 pages, c’est l’indigestion.
Bref, comme le dit Cyrano: "Ce n’est pas un pavé, c’est un parpaing".

Quand le Charlatan vous sauve deux pénibles semaines de lecture, c’est parfois au péril de son quotidien et de son hygiène oculaire. Supposant qu’il faut finir un livre pour le critiquer, j’ai du testé un prototype expérimental de lecture hyper rapide, non sans danger comme le rappelle les scientifiques qui l’ont anxieusement baptisé: "la lecture Mach Z". Ayant signé toutes les décharges, j’ai fait mon Fangio du pavé, j’ai frôlé le mur de la compréhension. Les témoins croyaient que je levais les yeux au ciel, alors qu’ils faisaient du wheeling.
Rassurez vous, je suis indemne.

Croyez-vous que Télérama ait risqué autant avec son “On retrouve avec délice cette écriture puissante, qui, sur plus de mille pages, charrie une foule de personnages forts, ­attachants ou odieux.”? Ça ressemble plus à La croisière s’amuse de la critique littéraire.

Que retiendrais-je de Dôme? Une expression: "Ce n’était certainement pas un idiot (pas une flèche non plus, il s’en fallait de beaucoup, mais il savait au moins de quel côté sa tartine était beurrée)".

Vous voulez de la SF politique? Lisez La ferme des animaux.
Vous voulez un bon Stephen King? Lisez Marche ou crève.
Vous voulez du pavé? Lisez du John Irving.

Verdict: On inaugure un nouveau label rien que pour Dôme: "tu sais pas quoi? Non rien", pour ces bouquins que l’on finit en diagonale pour savoir le fin mot de l’histoire, sachant d’avance qu'a priori on s’en bat la nénette.

Ma femme me dit toujours: "Alors, on lit des bouquins de ménagère?"


Elle est comme ça ma femme, ni bigoudis, ni pincettes.
Alors quand elle m’a vu lire du Douglas Kennedy, elle s’est posée la question que se pose toute femme les jours de match à la télé: a-t-elle vraiment maximisé le retour sur investissement de sa dote en chameaux?

Il faut dire qu’elle connaissait le larron de réputation: Douglas est l’un des  fleurons des colonnes littéraires de Elle et Biba. Alors sous sa nouvelle coupe de cheveux s’est soudain tramé un tragique Sophisme Marceau:
Elle et Biba aiment Paulo Coelho,
Elle et Biba aiment Douglas Kennedy,
Donc mon amoureux aime Coelho!
Enfer et damnation même pas en solde.

Comme à chaque fois que la réplique qui tue loupe le train du real-time, je marmonne: “M’enfin chérie, ce n’est pas ce que tu crois”. Moi qui ne lis que les pages psycho des magazines de lady, je ne connais pas Douglas Kennedy, c’est mon premier, ça s'appelle Cul-de-sac, et pour lui aussi c’est son premier. Pas de conclusion hâtive darling.

Je rame, je rame, et choux de Bruxelles sur le gâteau, l'éditeur magouilleur a ressorti Cul-de-sac sous un nouveau titre digne de la collection Arlequin : Piège nuptial, avec couverture rose et noire, et une nouvelle traduction dont je ne dirai du mal que plus tard.

Un lecteur dans le métro, il est catalogué direct: il boit de la Buckler, il est nul à Angry Birds, il aurait des amis il leur enverrait des SMS avec un seul doigt.Mais imaginons un instant le pire: le lecteur est une lectrice, et le bouquin s’appelle Piège nuptial. On est alors en plein mode alerte-post-it-sur-le-front-où-on-peut-lire: ni Monopoly ni Bonne Paye avant le mariage. Même pas un petit bécot.

C’est dommage tout ça, Cul-de-sac est le meilleur guide du routard qu'il m’ait été donné de lire. Et bien plus pratique qu’un SAS ( en attendant que Gégé de Villiers en sorte un pour l’Australie).

Résumé: Nick Lamerloque est un journaleux tantôt à The Picard Courrier, tata à The Depeche of the Midi, qui se rêve aventurier de la biroute et suceur d’asphalte. Un mardi, il tombe sur le film L’aventure c’est l’aventure:


Il se dit: “Sacrebleu, je m’habille vraiment comme une moule cuite”. Les voyages formant les benêts et la classe américaine, il prend donc un billet pour Darwin, trou du derrière australien.

Le camping ne le tentant pas et parce qu’il a un mauvais guide, une catcheuse nymphomane pour tout vous dire, notre héros se retrouve dans un Club Med interlope: Wollanup les bains. Un marketing imparable: les activités de Wollanup se limitent à dépecer les kangourous et à boire de la bière par 45°C dans la seule attraction du village, le pub.
Ce que la brochure ne dit pas: il n’y a pas la mer à Wollanup les bains, les 53 Gentils-Organisateurs sont aussi consanguins qu’authentiquement autochtones, et c’est le client qui paye et sert la bière. How charming.

Ça devrait épater Corine de la compta en rentrant. En attendant, l’Américanoïde est dans la bouse de phoque jusqu'au double menton, il l’a dans le baba au beaujolais.
Fin de mon résumé

Certaines disciples du Charlatan ont trouvé ça glauque, le Charlatan a trouvé ça hilarant. Et sympa. Il faut lire Cul-de-sac/Piège nuptial pour la description d’une utopie foireuse de campagne où le divorce est interdit et les veuves nombreuses:
“Lorsque les jeunes rejoignaient la population active de Wollanup à quatorze ans, ils n’étaient payés que trente crédoches au cours des quatre premières années d’emploi, dans le but de limiter leur consommation de bière à un seul pack de six par jour.”

Il me faut tout de même froncer les sourcils, exercice encore plus difficile que de me toucher les doigts de pieds: la nouvelle traduction des dialogues est moche comme une truelle à poisson, agissant telle la Kryptonite sur mes super-pouvoirs de lecture rapide.

Cher traducteur, on ne dit pas "une biérette" (sauf peut-être dans les cours de récré), on dit une binouse. On ne dit pas “On va grailler un kangou mon ptit billy?”, un kangou c'est ça, on dit “On dit on va bouffer du 'rou, mon gros Bill”. Et cetera, et c’est Terra, de Johnson.

Ne boudons pas le boudin, Cul-de-sac/Piège nuptial garantit une lecture électrique comme les néons d’un bordel Thaï. Certes ce n’est pas de la grande littérature mais c’est le meilleur Douglas Kennedy, et ça illuminera trois métro boulot dodo. Que demande le peuple?

Verdict: un C'est pas la taille qui compte, un Easy Rider, un Page Turner, un Idée pas plouf, un demi-Bijoux de famille, Un dis camion, et un On est pas bien là? (nouveau label, barème toujours ici)

Cerise sur le hachis Parmentier, Cul-de-sac/Piège nuptial s’offre à toutes les sauces et lecteurs récalcitrants: vos amis qui partent en Australie, ceux qui vous tannent pour partir en vacances, ceux qui n’aiment pas lire, ceux qui vous cassent les noisettes à tous les apéros avec leur “un autre monde est possible” et surtout ceux qui n’ont pas encore rencontré la belle-famille.

Bonne lectures les yankees.

Cul-de-sac/Piège nuptial chez Amazon

Le bon goût, c'est maintenant. Ou pas.


Moi, honnête charlatan, j’essaye de vous faire lire grâce à mes jeux de mots racoleurs.
Ces entreprenants entrepreneurs prétendent faire lire avec des vidéos de lectrices en tenues et postures affriolantes. C’est le concept tout du moins.

J’en ai eu le bulbe oculaire et l’anneau pylorique paralysés, et vous laisse donc commenter leur business model et cible marketing.

Lectures Glamour:





Le mauvais goût a ses limites que ces gens ignorent.
Je suis jaloux.
Pour la modique somme de 99 like, je vous fait le remake à poil laineux.

Les Zapparences, ça trompe énormément


C’est ma faute, je voulais me croire en vacances. Alors, j’ai fait avec les moyens du bord, je me suis dégotté un thriller best-seller et racoleur: Le Syndrome E de Franck Thilliez. Il ne manquait plus que le décor et les accessoires: baignoire, bob, speedo, lunettes de soleil, serviette Mickey et Tahiti douche. Paré à la lecture de vacances à la maison.

Sale échec, le Titanique dans mon bain.
Le syndrome E, c’est si fade que je vous le critique en une citation de l'héroïne, de mémoire:
Oh, il y a un fichier BrainWash01.avi sur l’ordinateur. C’est affreux, ça doit vouloir dire qu'il en a eu d’autres.” Merci de ta participation Gisèle et paye ton meurtrier.

Bref, un thriller que l’on finit en diagonale pour savoir qui est le meurtrier sadique, sachant d’avance qu'au final on s’en bat la nénette. Les romans policiers en mode “tu sais pas quoi? Non rien”, je suis contre.

Alors, je lève mes petits doigts tout fripés vers le ciel en criant: “Mon Dieu, n’ont-ils rien inventé depuis Tata Agatha?”
Je ne me laisse pas abattre, il ne faut pas vendre le petit frère avant qu'il n'ait arrêté de draguer en jogging: je sors du bain et je tombe de ma chaise sur Les Apparences de Gillian Flynn. Jackpot.

Résumé: un homme, une femme.

Avouez qu'il y a tous les ingrédients pour un excellent thriller.
Ça tombe bien, Gillian cuisine comme Maïté: elle n’a pas oublié les petits oignons.
Pour le dessert avec plein de suspens, il y a Tart’Tatin.
Pour le thriller avec retournement de crêpes situationnistes, il y a Les Apparences.
Et pour le cheval, il y a Findus.

J’en ai pourtant bouffé des kilos de bouquins, pour avoir la tête que j’ai. Alors pour surprendre un charlatan poilu, il faut se lever avec les poulettes. C’est chose faite.

Les Apparences, un livre qui vous rendra content de votre couple comme de votre célibat. Pouvez-vous en dire autant de votre dernier bouquin ou du Colonel Chabert?

Aujourd'hui, c’est la fête du slip de Machiavel, Les Apparences inaugure le label qualité: On a tous quelque chose de Daniel Gélin.
On saupoudre avec un Easy Rider, un Page Turner, un Idée pas plouf, un demi-Bijoux de famille. J'hésite même pour un Dis camion. (Barème disponible ici)

Pour conclure sur mon titre, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale avec une jambe de bois, assez agressif, interpelle Frank Zappa lors d'une émission: "Si j'en juge par vos cheveux longs, vous êtes une fille ?"
Frank Zappa, pas rance, répondit: "Et si j'en juge par votre jambe de bois, vous êtes une table ?"

Les Zapparences, ça trompe énormément.


Les Apparences chez Amazon(on aurait préféré un format poche)

Le psycho-test de l'été de février: Êtes-vous un lecteur?

Les tests des magazines féminins, c'est compliqué.
Il faut un stylo, un pouce préhenseur, et savoir compter les petits bidules.

Le psycho-test de l'été sur lecharlatan.com, c'est simple comme un jambon-beurre.

Regardez l’épisode de la Quatrième Dimension Question de temps ci-dessous (25 minutes).

Résultats:
A. Tu es triste, tu pleures? Tu es un lecteur.
B. Ton téléphone pleure plus que toi? Tu n'es pas un lecteur.
C. Tu n'as pas regardé la vidéo? Tu lis du Paulo Coehlo.




Sous les sunlights des Tropis

Les animaux dénaturés, de Vercors, commence par une histoire d’amour impossible à cause de la niaiserie des tourtereaux. Pour échapper au ridicule, le soupirant fait le coup de “Chérie, je pars au bout du monde interviewer le zoulou avec des potes anthropologues qui ont des super chapeaux”. Il se dit sûrement que les femmes ne résistent pas aux chapeaux.

L’histoire commence enfin, la bande à Picsou découvre le chaînon manquant entre l’homme et le singe: les tropis! Les tropis, ce sont des singes sans poils presque partout, et plus intelligents que les services clients téléphoniques du 21ème siècle.

Rien de grave, si ce n’est que le méchant capitaliste Vancruysen décide de refaire ses bas de laine en en faisant une main-d'œuvre à bon marché, sans salaires ni droits, ni syndicat, pour l’industrie textile.

Doug, le prétendant, a alors une idée qu’on ne trouvera pas tous géniale: il écrit une lettre de demande en mariage à sa douce en précisant longuement qu’il a couché avec Dora l’exploratrice, pour le sexe, et avec un singe, pour la Science.

C’est tromper ou c’est pas tromper? demande-t-il aux tribunaux rosbeefs, pensant sauver les tropis d’un destin de mouton par une réponse officielle, juridique, universelle aux questions:  Qu’est ce qu‘un homme, un vrai? Les tropis sont ils des hommes?

Les politiques s’en mêlent, pour le pire comme d’habitude: un homme, c’est celui qui regarde le Jubilé de la reine à la télévision sans zapper les pubs.
Les tropis sont sauvés, mais le schmilblick a autant avancé qu’un chien sans pattes. La suite au prochain épisode
Fin.


Les critiques sont unanimes, le livre pose une question. Mais à la différence de David et Jonathan avec Est ce que tu viens pour les vacances?, la question est grave, l’heure est grave, la voix de Fanny Ardant est grave.
Ne pas lire ou relire les animaux dénaturés à notre âge, ce n’est pas grave.
Ce n’est pas un roman, c’est une polémique sans Mickey ( dixit le Times de 1953).

Un livre qui pose la question de l’humain, c’est bien pour les dîners mondains, ça permet de faire autre chose que de critiquer la piquette de notre hôte. Mais le lecteur de romans du 21ème siècle trouvera ça longuet, plus très habitué ni séduit par les personnages à la psychologie, épaisse comme le cheveu dans ma soupe, ou plutôt comme une tartine pour étalage d’idée.

Quelques sourires pour le style tout de même: ”Il portait une moustache de phoque où traînait généralement quelque relief de ses repas” ou encore ”elle a referme sur moi, avec un naturel de coquillage, la chair tranquille d’un corps admirable”.

L'époque avait besoin de ce livre, je ne nie pas. Les collégiens ont toujours besoin de ce classique, comme en témoigne la critique de Nico, Yvelinois:


Et bien merci Nico pour la minute pas plus con qu’ailleurs: une subjection, ça existe vraiment: technique de polémique qui consiste à prévenir une objection en la faisant soi-même ou en y répondant avant qu'elle ne soit formulée.
Par contre, un conseil Nico: une femme, ça se subjugue, ça ne se subjectionne pas.

Finalement, Michel Polnareff, à qui on avait rien demandé, a décidé de répondre à la question centrale du livre Qu’est ce qu’un homme? Sa réponse:

Je suis un homme
Je suis un homme
Pas besoin d'un référendum
Ni d'un expert pour constater
Qu'elles sont en nombre pair



Un le bal des débutants, un plouf ( c'est un bon, Vercors), un idée plouf.

Les Animaux dénaturés chez Amazon

Tu aimes les livres de jogging?


Sous ce titre racoleur à faire chalouper le chaland se cache notre grand jeu concours dont tu es le héros: Qui veux gagner un PRIX POULIZAIRE?

Le prix Poulizaire récompense le jeu de mot avec prise de risque, à la frontière du génie et du mauvais goût, la blague que l'on n’oserait pas dénoncer de peur d'être accusé de complicité, l’imagination tordue qui laisse coi.

Les questions:
Jogging de Brooks Stanwood, de quoi ça parle?
Jogging, ça finit comment?
Qu'arrive-t il a Gisèle?
Avec une couverture aussi moche, faut-il croire à la beauté intérieure d'un livre?

Vos participations en commentaire, ici ou sur Facebook.
Je confirme: personne n'a jamais lu Jogging, et il n'est plus édité.
Dernier détail, je joue aussi et je suis chaud comme une tisane.

Jogging chez Amazon

Ménopause n’est pas une touche de magnétoscope


Replay, de Ken Grinwood, non plus.

C’est plutôt un roman publié en 1987, qui connu, selon Wikipedia, un immense succès au Japon. Comme Mireille Mathieu et Alain Delon me direz vous. Et bien ne dites rien.

Il y a les histoires qui finissent bien, et les romans qui commencent bien:
« Jeff Winston était en train de téléphoner à sa femme quand il mourut. »
Replay, c’est donc l’histoire d‘un type, il voyage dans le temps, et au début il meurt.

Shoot again: Replay, c’est l’histoire de Jeff, qui se réveille 25 ans avant sa mort, avec toutes ses dents et le même nombre de boutons d'acné (32). Il a le bulbe qui colle au crâne comme un lendemain de cuite au Macfly, mais surtout un immense pouvoir à responsabilité limitée: il sait ce qui ne marche pas avec les filles, genre ton père est un voleur, il a volé les étoiles pour les mettre dans tes yeux, ou le plus poétique Mademoiselle, c’est 06 combien?...
Si ça ne fait pas rêver tous les jeunes qui voulaient ouvrir un Castorama avec leur collection de râteaux...

L’occasion fait le lardon, et Nietzsche n’a-t-il pas clamé, dans l'Éternel Retour: “Si tu ne chopes pas une femme des années quatre-vingt dans les années quatre-vingt, tu ne choperas jamais une femme des années quatre-vingt”?

Donc Jeff, il ne va pas faire son Van Damme dans Time Cop et sauver la veuve, l’orphelin et le continuum espace-temps. Il va réussir sa vie! (il va s’en mettre plein les poches en commercialisant la banane et le baggy). Ne vous inquiétez pas les filles, l’amour triomphe quand même à la fin, comme dans les téléfilms M6 tirés d’une histoire vraie.

Ça ne fait pas peut être pas rêver comme ça, mais c’est parce que j’ose en dire moins que la quatrième de couverture, moi!

Donc, l'honnête lecteur qui a lu Replay est content:
  • Pour une fois, on ne vient pas lui casser les gonades avec ses petits problèmes de paradoxe temporel qui de toute façon ne marchent pas.
  • La vérité est vachement moins loin qu’ailleurs.
  • Ça tombe bien, les pages se tournent vite, egonomiquement, et il n’y en a que 250, ce qui inaugure le label qualité Easy Rider.
  • D'aucuns diraient que la fin, le style et le milieu ne cassent pas les trois pattes arrières d’un canard, mais un canard à trois pattes qui fait des claquettes, j’aime.
  • On peut dire que c’est mieux que Mireille Mathieu, tout en faisant une rime.
  • Enfin un roman qui répond à la question: le voyage dans le temps est-il une solution au problème de la belle-mère. Conclusion: non. Et la vie c’est bien!
  • Le lecteur a gagné en sagesse quand il comprend enfin que la fin est la meilleure possible.
  • J’ai bien aimé, je lui mets donc un Bruce Lit, un Easy Rider, une Idée pas plouf, un Dis camion, et un c'est pas la taille qui compte. Plus un demi bijoux de famille en bonus. Ça vous fera de belles jambes pour l'été. 

Replay, de Ken Grimwood, chez Amazon.

C'est lundi, c'est ravioli!

Passe ton MBA d'abord.


Panique, de Joseph Heller, n'est plus édité.

Invraisemblablement, la chaise Lundi Ravioli de Philippe Starck non plus.

Faut-il relire le Petit Prince?

non



Une Andouillette pour Poirot


Pascal: -Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre.

Poirot: -Il n’y a pas que les muscles qui comptent. Je n’ai pas besoin de me mettre à quatre pattes pour examiner les traces de pas, moi. Ni de ramasser les mégots ou examiner les brins d’herbe. Il me suffit de m’installer dans mon fauteuil et de réfléchir.

Hercule Poirot 1- Pascal 0, le match continue dans Cinq petits cochons d’Agatha Christie.

Poirot ventilait sec quand soudain, Carla l’harrangue sur son sort: “Monsieur Moustache, c’est affreux, quelqu’un a tué papa il y a 16 ans, et vu que je veux me marier la semaine prochaine, il va falloir innocenter maman, fissa.”

L’appendice poilu de notre héros flaire promptement qu'il y a patate sous reblochon  et même matière à bouquin: “En voiture Simone” qu'il lui dit, puisqu'il n’aime pas marcher et qu’elle ne s’appelle pas Simone.

Cinq confrontations avec les suspects plus tard, feinte, contre-feinte, emballé c’est pesé, Poirot tient le coupable: et oui, c’est pas maman! Ça a l’air rapide comme ça, mais ça prend quand même 250 pages, avec dix récits de la même journée ensoleillée de 1927.

Verdict sans plus attendre: Cinq petits cochons est beaucoup moins chiant qu’un Cluedo.

Le lecteur, qui croit en son spider sens, s'égosille toutes les cinq pages: c’est trop lui le coupable!

Devant un film avec sa tendre moitié qu'on veux impressionner, ça marche tant qu'on a le bon coupable et qu'on a pas changé à chaque poignée de pop-corn. Avec un bouquin, la tendre moitié a plutôt tendance à répondre: oui oui mon chéri, ne renverse pas ta tisane.

Alors il va falloir jouer au justicier solitaire, dans un monde peuplé d’indices noyeurs de poissons. Et se planter lamentablement. Oui lecteur, tu va te faire berner, et tu seras quand même content. C’est là qu’elle est forte tata Agatha.

Tu seras aussi content que le jour béni (Hill) où tu as vu Columbo coincer le meurtrier parce qu'il n’avait pas d’ombre sous son nez dans Columbo and the Murder of a Rock Star.



C’est ce que j’aime dans Columbo. Jamais, oh grand jamais, on va me sortir un meurtrier inconnu du chapeau, genre le beau-frère du jardinier qui lit du Coelho (apothéose cinématographique de ce procédé faisandé dans Face a face avec Christophe Lambert, qui vous manque sûrement beaucoup).

Pour en revenir à nos moutons à la menthe, le meurtrier est sous notre glabre nez depuis le début  Et à chaque page on cherche l’indice qui tue, celui dont on est le seul à repérer l’importance capitale, car les autres lecteurs n’ont surement pas un diplôme de justicier solitaire aussi beau que le notre.

Mais comme le dit Agatha Christie:

C'est un type qui rentre dans un bar, et qui dit «Coucou c'est moi !»
Tout le monde se retourne, c'était pas lui.


Cinq petits cochons sur Amazon

Sire, vous avez un bout de pomme de terre sur la joue

Résumé: 1999, Philippe Charles François Louis Henri Jean Robert Hugues Pharamond de Bourbon a un prénom à coucher dehors, ce qu'il fera d'ailleurs dés la page 30.
Ayant un regard pur, même en photo, et de la famille dans le business, il décide de devenir roi de France
Ça tombe bien, les ecclésiastiques, qui sont des gens biens depuis des siècles, lui filent un cheval. Du coup, tagada tsoin tsoin jusqu’à Reims, il se fait sacrer roi dans une cathédrale vide, sans paparazzis. 
Un petit miracle et puis au lit. 
Fin.

Là où il y a roi, il y a complot. Et là, le complot est contre l’honnête lecteur, moi.
Le premier ourdisseur, c'est pas Marie-Thérèse, c'est le marketeux en charge de la quatrième de couverture, qui a bien compris que son métier était de faire croire qu'acheter du Royal Canin ne faisait pas mourir Belmondo.

Il ose, le fourbe, débuter ainsi: "Une nuit de février 1999, Bibi, descendant des Capétiens est sacré roi de France dans la cathédrale de Reims. Mais la France endormie n'a rien su [...] autoroutes[...] multinationales [...] thriller[...] chevalerie [...] quête du Graal".

Je peux comprendre qu'il n'ait pas lu le bouquin, il n'est pas bon, mais de là à commencer le résumé par la dernière page du livre, c'est moche.

Bibi (moi cette fois ci) s'attendait à une belle fiction politique, ben que nenni Richie.
Mon marketeux prefere persiste: "Roman monarchiste? Non, roman tout court". Ben non Bibi (le marketeux), monarchiste tout court! (pour éclairer les plus jeunes, un monarchiste, c'est comme un fan boy, mais qui a un roi à la place d'un Iphone).

Jean Raspail nous pond une intrigue de trente pages, et hop, personne n'a voulu lui payer les coupures publicitaires, du coup il recopie un manuel d'histoire royaliste en ajoutant trois ancêtres fictifs (on pourrait parler du livre mais on n'est pas là pour ça).

Ourdisseurs suivants, les commentateurs Amazon qui ont voulu faire passer ce roman inconnu pour un cinq étoiles. Les onze commentaires sont donc d'accord sur deux choses: ce livre vaut cinq étoiles et la France va mal, mais ils ne peuvent pas en dire plus.

Finalement, pourquoi ne faut-il pas lire ce livre? Parce que Sam Francis aime beaucoup Jean Raspail, et que vous ne voulez pas ressembler a Sam Francis:














Du culte, du culte, du culte!


Métaphore propose sur son blog une liste de romans cultes:

Pour le chasseur de perles que je suis, c’est safari, l’occasion de vérifier qu’il ne me manque pas un trophée sur mon mur Ikea Billy.

Nous serions au salon de thé, je ferais parler mon oeuf dans la bouche, il est intarissable sur Paulo Coehlo. 
Mais ici, c'est le Wild Wild Net Anonyme, et ici, on joue à qui a le plus gros bouquin.

Du coup, je commence avec: 37 lus (je vous raconterai), 6 très biens mais pas finis, 24 Proust ( pardon, pas lus). 

Deux remarques:
C’est pas ma liste! comme disait Rambo. La mienne est en construction ici.
Mon Culte sur la commode, comme disait San-Antonio. Le culte a bon dos. Si tout le monde lisait ces romans, seraient-ils toujours cultes? Et les classiques, ils sont où?

Alors les punks, on bouquine ou on bouquine pas?



La liste de romans cultes de Métaphore::

L’Étranger – Albert Camus
1984 – George Orwell
Le meilleur des mondes – Aldous Huxley
L’attrape-cœurs – J.D. Salinger
Des souris et des hommes – John Steinbeck
La Vie devant soi – Romain Gary
Fahrenheit 451 – Ray Bradbury
Sur la route – Jack Kerouac
Le vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepulveda
La nuit des temps – René Barjavel
Les Piliers de la Terre – Ken Follett
Le Journal d’Anne Frank – Anne Frank
American Psycho – Bret Easton Ellis
Des fleurs pour Algernon – Daniel Keyes
Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee
Le K – Dino Buzzati
Le Parfum – Patrick Süskind
Soie – Alessandro Baricco
La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole
La ballade de l’impossible – Haruki Murakami
Cent ans de solitude -Gabriel García Márquez
L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera
Bonjour tristesse – Françoise Sagan
L’herbe bleue – Anonyme
Lolita - Vladimir Nabokov
Siddhartha – Hermann Hesse
Le lièvre de Vatanen – Arto Paasilinna
Belle du Seigneur – Albert Cohen
Les choses – Georges Perec
L’écume des jours – Boris Vian
Chroniques de San Francisco Tome 1 – Armistead Maupin
Sa majesté des mouches – William Golding
Ubik – Philip K. Dick
Le monde selon Garp – John Irving
Gatsby le Magnifique – Francis Scott Fitzgerald
Dalva – Jim Harrison
Le lion – Joseph Kessel
Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway
Mon chien stupide – John Fante
Le Dahlia Noir – James Ellroy
Cycle de Dune Tome 1 Dune – Frank Herbert
Tendre est la nuit - Francis Scott Fitzgerald
Dix petits nègres – Agatha Christie
Jonathan Livingston le Goéland – Richard Bach
Contes de la folie ordinaire – Charles Bukowski
Trilogie new-yorkaise : Cité de verre ; Revenants ; La chambre dérobée – Paul Auster
Le seigneur des Anneaux. L’intégrale – J-R-R Tolkien
Pourquoi j’ai mangé mon père – Roy Lewis
Le Nom de la rose – Umberto Eco
Beloved – Toni Morrison
Je suis une légende – Richard Matheson
37°2 le matin – Philippe Djian
Le Guépard – Giuseppe Tomasi di Lampedusa
Le Docteur Jivago – Boris Pasternak
Le choix de Sophie – William Styron
Au-dessous du volcan – Malcolm Lowry
2001 : L’odyssée de l’espace – Arthur-C Clarke
Manon Lescaut – Abbé Prévost
Orgueil et préjugés – Jane Austen
Un amour de Swann – Marcel Proust
Dracula – Bram Stoker
La planète des singes – Pierre Boulle
Bel Ami – Guy de Maupassant
Anna Karénine – Léon Tolstoï
Les Hauts de Hurlevent – Emily Brontë
Jane Eyre – Charlotte Brontë
Les liaisons dangereuses – Pierre Choderlos de Laclos
Google+